Archive pour la catégorie 'Un jour des mots'

Cabanement

Nom masculin employé pour définir l’incident lors du lancement d’un navire qui bascule brusquement de l’arrière.

Exemple uchronique : Le 31 mai 1911, tous les préparatifs étaient terminés. Le grand bateau allait enfin quitter les pierres portuaires de Belfast et se jeter à l’eau. Le plus grand, le plus beau des paquebots qui devait, plus tard, rejoindre l’Amérique en passant par l’Atlantique nord. Plus de cent milles personnes étaient présentes, parmi elles : journalistes et personnes de haut rang. Lord Perrie applaudissait tandis que sa femme lançait la bouteille symbolique contre la paroi de métal, qui s’écrasa et éclata en autant de morceaux que d’étoiles dans un ciel Irlandais nocturne. Le géant d’acier glissa alors sur la rampe avant de s’enfoncer dans l’eau en bris de mille écumes.

   Le lendemain, dans les journaux britanniques, on apprenait que, suite au cabanement, des rivets s’étaient détachés de la coque provoquant ainsi une énorme brèche. Certains journalistes, spécialistes de la question, prédisaient même que le naufrage de ce navire, nommé : le RMS Titanic, allait plonger le pays dans une tourmente économique sans précédents. Une semaine plus tard, la prévision était confirmée : l’humiliation, l’image de « Britanniques incapables » avait dissuadé dans le monde nombre d’entrepreneurs et d’actionnaires potentiels, tous secteurs confondus. La situation devenait alors critique. Et bla. (Et bla et bla.)

Et non : Les ondulations de son corps, telles celles des vagues farouches se brisant sur la côte atlantique, excitait l’œil marin. Image si jouissive, d’une violente déferlante, le navire pénétra les méandres tourmentés d’un petit affluent.

Un hurlement strident, terrifiant, suivit de suite le cabanement malheureux. (Basculement brusque DE l’arrière, non DANS l’arrière !)

Publié dans:Continuons, Un jour des mots |on 4 novembre, 2007 |Pas de commentaires »

Caban

Nom masculin provenant du mot arabe : qaba’ puis du sicilien : cabbanu. C’est une veste croisée en draps épais comme peuvent porter les matelots. Ce mot est à l’origine du nom Gabon, les explorateurs portugais arrivant sur les côtes africaines alors qu’un épais manteau de brouillard camouflait les terres.

 

Donc, messieurs, n’hésitez surtout pas à dire : Chérie, tu me sieds comme le caban au marin : une histoire nous lie, un brin pittoresque, et jamais, sans toi, n’aurais-je pu supporter toutes les intempéries de la vie. Comme lui, tu me protèges. Et pourtant…

J’aimerais que tu fasses un effort auprès de mes amis. Que tu fasses un effort en toutes circonstances, en fait. Ou que tu te taises. Car bien que pour le caban cela ne pèse que pour celui qui le porte, toi par contre, ce que tu dis, c’est lourd pour tout le monde !

 

Mais : Mélodies, chants et conversations recouvraient la salle dans une parfaite cacophonie, tandis que les jambes des danseuses se pliaient avant de prendre le haut, alternant de gauche et de droite, dans une synchronisation exquise. Les gens de bonne éducation assis près de la scène applaudissaient, sifflaient les filles ainsi que leur bourbon, ou expiraient le gris gazéiforme de cigares aussi distingué qu’eux-mêmes.

L’homme entra et le silence lui emboîta le pas.

Le chapeau de l’étranger, penché en avant, empêchait quiconque de croiser son regard.

Les mains se crispaient en tous coins de la salle. Tous cherchaient, inconsciemment, machinalement, le revolver absent que la société d’aujourd’hui jugeait obsolète et tellement barbare, que le père, pourtant, avait porté encore. Les regrets d’une époque révolue allaient bon train, au rythme des déglutitions, pénibles et délicates.

L’homme, lentement, se dirigea vers le comptoir, puis commanda une bière.

Alors, comme si cela était le signal attendu, l’atmosphère se radoucit, repris même ses couleurs, et tous s’affichaient, soulagés, avec un sourire plus large qu’avant alors que les pieds des danseuses atteignaient des sommets encore jamais atteints au rythme du french caban.

Cependant, sous le chapeau étranger, l’esprit d’un tueur sanguinaire commençait à se passer de raison... Non. Ce n’est pas ça.

Publié dans:Continuons, Un jour des mots |on 31 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

Cabale (cabaliste, cabalistique)

Nom féminin. Peut s’écrire: Kabbale. Manoeuvre occulte, intrigue (1). C’est aussi une interprétation juive ésotérique et symbolique de la bible, et dont le livre classique est le Zohar, ou livre de la splendeur (2). Le cabaliste étant le spécialiste de la kabbale (3). Et l’adjectif cabalistique, à défaut d’être relatif à la cabale, peut prendre le sens de mystérieux, énigmatique (4).

Par exemple: « N’essaie pas de me monter une cabale! » L’inspecteur Dick Demerson, du cinquième district de Vaulx-en-Velin, ne retenait plus sa colère. La fatigue était présente, pesante. L’interrogatoire durait déjà depuis plus de dix heures mais l’autre ne cédait pas, bien que de nombreux signes trahissaient sa fatigue. Dick sentait qu’il était temps d’enfoncer le clou. « Ces signes peints sur le corps de la victime… ces signes sont les mêmes symboles que ceux contenus dans ce livre, le Zohar, retrouvé chez toi. Regarde! Tu es cabaliste ou dément? Je parierai pour la seconde option parce qu’il faut de la folie, une grande quantité de folie, pour qu’une cabale puisse pousser à un tel meurtre! J’en ai vomi tellement s’était dégueu… regarde. Regarde! Allez, dis moi que c’est toi, qu’on en finisse. Et arrête de me sortir cet argument bidon que t’à cinq ans. Tout le monde sait que les jeunes sont de plus en plus précoce… Et arrête de dire que tu veux voir ton papa… Parle, voyons!! (1), (2), (3).

Mais non: Vingtième jour. Cela fait vingt jours que nous sommes échoués sur cette île maudite et je commence à avoir de plus en plus peur. Comme tous mes compagnons d’ailleurs. Pour l’instant, nous n’avons pas osé nous enfoncer dans les terres, trop dangereux. J’ignore comment ils font: Densley a disparu durant la nuit, sans un bruit, sans qu’il ne reste une quelconque trace. C’est incompréhensible. Qui ils sont? Que nous veulent-ils vraiment? Si nous ne réagissons pas vite, nous risquons de tous nous faire enlever comme cinq de nos compagnons déjà. Sinon, sans doute est-ce la folie qui nous emportera. Quelle est cette île? Elle n’était pourtant pas sur la carte cette maudite île! Nous devons nous organiser. Construire des armes. Des armes de jet. Il faut qu’elles soient capables d’abattre un monstre volant. Parce que je crains que nos compagnons disparaissent par les airs. Je ne vois aucune autre explication au mystère qui entoure leur disparition. Nous avons la matière première, nous pouvons le faire. En plus – si je me souviens bien — Singilton a étudié la cabalistique. Avec lui et sa science, nous pouvons gagner!.. Balistique pas cabalistique!

Publié dans:Continuons, Un jour des mots |on 13 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

Cab

Nom masculin d’origine anglaise qui définie le cabriolet, l’ancien, où le cocher était placé par-derrière, sur un siège élevé.

Aussi convient-il dans cet exemple: Dans le décor blanc éclatant dont le rayonnement symbolise la folie humaine, dans un de ces nombreux couloirs à l’atmosphère éthéré de l’hôpital psychiatrique St James Park, Sir James, Psychiatre parmi les plus éminents, présentait un patient à son ami et non moins éminent neurologue, le docteur Pencey Park. « Voyez-vous, très cher, celui-ci a vécu toute sa vie sur une voiture. Là n’était pas sa folie, cependant, puisqu’il s’agissait d’une de ces voitures hippomobiles, une sorte de calèche, siège à l’arrière. Mais qu’il ait plu, qu’il ait neigé, qu’il ait gelé, cet homme restait toujours assis, jambes immobiles, jouant simplement des rênes et criant de dia. Et, bien sûr, le temps faisant son oeuvre, et bien que sous lui ont dues passer mille et mille personnes, la solitude a fini par l’amener à nous. » « Vous me contez là une bien fort triste histoire, mon ami. Si j’ai bien saisi, cet homme est donc victime de sa voiture… Parce que le cab isole… Pffffff! Le-cab-i-sole! Hahahah!!! Le cab-isole! HAHAHAHA!!!!Cabisole, camisole, v’comprenez? HAHAHAHOHOHO!!!! Je n’en puis plus, mon cher… Parce que le cab isole, le voilà en camisole! PffffOuaHAHAHA!!!! » « Fort bien, très cher Pencey, le cab isole, très drôle. Très drôle… Ha!Ha!Ha! Mais oui, le cab-isole! le cab! Haha! Le cab. Cab… ????? »

Mais non: Yo! Yo! Yo! Hop! Hop! Hop! Zyva! Où tu vas? Tu veux léa au cély? Yo! Mais quoipour? T’es ouf?! T’aura nib! Un plomedi?! Et lora?! Yo! Tej, tej, tej, tej, tej ton cab!!!!!! (Extrait de la chanson Tej ton cab de l’album Tej toi dans la ne-Sei du pont d’l'ma-Al et dis oim à oiq se-pen les sonpois du groupe midéca-a 16 francs, Virg-in, Juillet 2008) 

Publié dans:Continuons, Un jour des mots |on 12 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

Caatinga

Nom féminin tiré du tupi (langue indienne parlée au Brésil et au Paraguay) signifiant « forêt/végétation blanche » et qui désigne une formation végétale xérophile (adaptée aux climats secs) de l’intérieur du nord-est du Brésil (recouvrant à peu près 10% du territoire). Elle est constituée d’arbustes épineux et de cactées (cf: plus tard).

Aussi, correct et poétique est: La caatinga recouvrait les roches, le vert pâle s’ajoutant à la blancheur froide des pierres, dans une harmonie telle et si parfaite que l’ensemble nous paraissait grâce et don divin. Nous pouvions goûter, alors, au bonheur immense de la création, à cette jouissance totale où la vue et le regard se muent en un seul délice, goûter à cet instant majestueux où l’on semble s’approprier le monde.

Mais non: « Ouaya!!!!! Kamaté, Kamaté! Ouh! Ouh! Kamaté, Kamaté! Ouh! Ouh! Blblblblb!!!!! OuaaaAAAHHH!!!!! HA!!!!!!!!! »  »Ah, on ne se lassera jamais de ces danses de combat, mon cher Christian! Bien sûr, ce n’est pas les All Blacks, mais ça reste tout de même impressionnant. N’est-ce pas, Christian? » « Oui, vous l’avez dit, l’opposition, le combat, commence, pour cette équipe du Tonga — comme pour les All Blacks, les Samoans et autres — avec cette danse guerrière, ils en appellent aux âmes de leurs ancêtres et c’est toujours impressionnant! C’était un très beau Ha!-caatinga. »   »Ha!-caatongien » pas « Ha!-caatinga », voyons!

Publié dans:Continuons, Un jour des mots |on 11 octobre, 2007 |Pas de commentaires »

C

Chiffre romain valant cent. Symbole de centime, symbole chimique du carbone, symbole du coulomb, symbole représentant l’ensemble des nombres complexes.

Nom de la note do en anglais et en allemand.

Exemple :

   ─ Je te parie C contre I que cette paperasse retournera à l‘état de C pur et que la courbe de l’oscillogramme aura beau se tenir droite, ça n’empêchera pas l’ensemble C de venir mettre son grain de sel.

   ─ Combien ?

   ─ Disons un C symbolique.

Traduction :

   ─ Je te parie cent contre un que cette paperasse retournera à l’état de carbone pur et que la courbe de l’oscillogramme aura beau se tenir droite, ce n’est pas ça qui empêchera l’ensemble des complexes d’y mettre des formes sinusoïdales.

   ─ Et on parie combien ?

   ─ Un centime symbolique.

(Ce qui n’a toujours pas grand sens mais qui m’amuse cependant.)

Publié dans:Continuons, Un jour des mots |on 4 septembre, 2007 |1 Commentaire »

Abc

Nom masculin signifiant les premiers éléments d’un art ou d’une science

Exemple: Parce que mourir est un art, l’homme allait user au mieux de ses derniers instants de vie. « Pourquoi moi? » Demanda-t-il. « Ne t’inquiète pas, répondit le gardien, tu es le premier d’une longue liste. Tous y passeront. » « Pourquoi moi le premier? » Il allait passer à l’échafaud comme la plupart de ses compagnons. On ne fomente pas contre le pouvoir sans risquer la sentence maximale. « Il en faut bien un pour commencer. » « Et pourquoi il a fallu que ça tombe sur moi? » Le gardien fit un grand sourire sadique. « Pas d’chance! » Quelques secondes passèrent. Puis le condamné revint à la charge: « Pourquoi ai-je si peu de chance? » « Suffit! » « Pourq… » « Tsss! » « Mais… » « Tsss! » « Pourquoi voulez-vous m’interdire de… » Paf! La vitesse du geste avait été telle que l’homme n’avait pas vu la gifle partir. Par contre, il l’avait belle et bien sentie, une fois arrivée. « … » « ‘tention! » L’homme se tu une seconde fois. « Non mais! Finit par dire le gardien, la vie est injuste, voilà tout. » Les secondes qui suivirent pesèrent beaucoup sur l’atmosphère, et bien plus sur le gardien: la première seconde pour comprendre qu’un truc clochait; il consacra la seconde à faire défiler ce qui venait de se produire; la troisième fût la prise de conscience; la quatrième pour plonger la tête dans ses mains; la cinquième pour s’entendre dire… « Et pourquoi est-elle plus injuste pour moi que pour vous? » Le gardien, tous nerfs tendus, se mordit la main. « ça c’n'est pas si sûr, songea-t-il, pas si sûr… » L’homme devant lui l’exaspérait, il maîtrisait parfaitement l’abc du condamné: une dernière fois, une dernière fois seulement, faire chier quelqu’un avant de mourir.

Mais non: « Un dernier voeux? Oui, dites. » Le supérieur se pencha. L’homme derrière les barreaux chuchota au creux de son oreille. Puis la réponse vint:  »Affirmatif! Gémissez autant qu’il vous plaira. Ce gardien restera là pour vous écouter. » Ce dernier se déconfit. C’est l’abc des hommes de peu de pouvoir, se dit-il, que d’en user pour faire souffrir. Non! Ca, c’est une vocation!

Publié dans:Avant tout, Un jour des mots |on 29 mars, 2007 |Pas de commentaires »

Abbevillien(enne)

Adjectif et nom masculin: outil universel du paléolithique inférieur. L’abbevillien tient son nom de la ville d’Abbeville, lieu où il a été découvert. c’est une pierre de silex taillée pour donner deux faces et le premier outil reconnu comme préhistorique en France.

Ainsi peut-on dire dans un conte préhistorique: Groak (ils s’appellent tous comme ça; allez savoir pourquoi?) faisait face au terrible animal. Bien qu’il n’était pas seul, la peur le submergeait. Il était minuscule, l’éléphant méridional immense. Rien d’autre, à cet instant, ne rentrait dans ses considérations que la bête et sa propre et irrépressible envie de vivre. Il fuya. Quand il revint au camp, les têtes autour de lui restaient basses. Les femelles usaient d’abbevilliens pour dépecer les quelques animaux, fruits de longues heures de chasse, tandis que les mâles se recueillaient, pensant à leurs compagnons disparus. Ils avaient raté l’occasion de s’assurer plusieurs jours de tranquillité, ils avaient perdu de précieux camarades, et la faute entière en revenait à Groak. Lui, aucunement concerné, alla fourniquer avec Grika, la rouquine.

Mais non, dans un conte plus récent: La marionnette de bois s’anima. « Où suis-je? Qui suis-je? » Demanda-t-elle. « Une breloque! » Répondit sa conscience (qui, par ailleurs, avait nombre de traits communs avec ceux d’un criquet). « Non, assura la fée Bonnepoire, tu es un petit garçon! » Celle-ci, dérangée au moment de son départ, avait oublié de prendre avec elle des lunettes. « Mon nez! Que se passe-t-il avec mon nez? », « ton nez grossira à chaque question que tu poseras. » L’informa la fée. Sa conscience ajouta: « Parce que c’est pas bien de poser des questions! Ca fait chier les parents! » « Oui. » Répondit alors simplement le garçonnet de bois. Mais le mal était fait et sur son visage trônait, monumental, un nez aux formes abbevilliennes. (c’est pas trop ça.)

Publié dans:Avant tout, Un jour des mots |on 28 mars, 2007 |Pas de commentaires »

Abbaye (abbé, abbesse)

Nom féminin qui désigne un monastère dirigé par un abbé ou une abbesse (1). C’est aussi le nom que l’on donne aux bâtiments d’un monastère (2). L’abbé étant le titre donné à un ecclésiastique, souvent le supérieur de ladite abbaye (3). L’abbesse étant son équivalent au féminin (4).

Par exemple: les deux monastères se faisaient face. Dans la chambre la plus haute de l’abbaye la plus élevée, l’abbé préparait son sermon. Il arrêta un instant et alla à la fenêtre; Quelque chose retenait son attention: dans l’abbaye d’en face, sur le rebord de la fenêtre la plus haute du plus haut bâtiment, il pu percevoir un oiseau se poser. « Que la nature est belle! » songea-t-il. Et d’ajouter de suite: « Pas toute la nature, hélas! ». En effet, en arrière-plan, se profilait l’abbesse, nue, occupée toute entière à sa toilette. Elle portait sur elle, inaltérables, les disgracieuses marques du temps (1), (2), (3) et (4).

Mais, à moins que ce ne soit une chansonnette des écoles catholiques (mais j’en doute), on n’écrit pas: A, b, c! Abbesse et vo-tre cu-lot-te! Hihihihihi! (S’qu’on rigole!)

Publié dans:Avant tout, Un jour des mots |on 27 mars, 2007 |Pas de commentaires »

Babiller

Verbe invariable, onomatopée: parler beaucoup à propos de rien et pas beaucoup plus; bavarder. En découle:babillage, nom masculin qui exprime l’action de babiller; et babillard(e), adjectif et nom en littérature qui détermine le bavard lui-même.

Ainsi, quand votre ami vous raconte toute l’étendue de sa vie, qu’il exprime la complexité de ses sentiments, qu’il y associe quantité d’événements inutiles, et qu’il ne cesse de s’écarter de l’information essentielle qu’il est supposé vouloir vous communiquer; quand votre ami vous raconte tout cela à la vitesse de l’ennui et bien qu’il le condense de manière à ce que le contenu puisse être entendu en moins de deux heures; le fait que vous sachiez déjà 90% de ce qu’il vous annonce peut vous pousser à dénoncer une certaine forme de babillage. Car ce qu’il vous dit ne vaut rien (en terme d’intérêt personnel), ou guère plus.

Par contre: La récréation commençait. Le petit-Jean avait rejoint son camarade, Bertrand, de la cinquième classe. Ils se connaissaient depuis leur toute première enfance; voisins comme cochons, s’étaient souvent salis ensembles. Cette fois, cependant, leur projet devait les amener à rester propres, si ce n’était le pantalon, à hauteur des genoux. Ils cherchèrent un instant, finirent par repérer un trou naturellement creusé dans le sol, et ouvrirent chacun leur propre sac de billes. Le premier commença: d’un geste ample, il lança sa bille qui, après avoir effectuée une trajectoire courbe, alla se figer à quelques centimètres de l’objectif seulement. Le second, profitant d’un sol assez lisse, se contenta de laisser glisser sa bille qui atteignit tranquillement mais sûrement son but. Bertrand se mit en colère tandis que petit-jean exultait. Que pouvait-il dire cependant? Après tout, aucun des deux n’avait interdit le babillage… C’est pas bon! Le babillage n’est en aucun cas la contraction des mots « bas » et « billage », d’autant que le « billage » n’est pas l’action de jouer au billes.

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